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Comment les leaders répriment les commérages en milieu de travail malgré ses nombreux avantages

May 31, 2017

La rumeur au sujet d’Alexis s’est propagée comme une trainée de poudre. Sa réunion avec le grand patron ne s’est pas bien déroulée, elle s’est mise dans l’embarras et son nouveau projet excitant a été rejeté en un temps record. Il semblerait qu’elle était mal préparée pour la rencontre, qu’elle ne connaissait pas la matière et qu’elle a tenté de bluffer le contraire… c’est du moins ce que l’histoire raconte… et maintenant, toute la compagnie parle d’elle.

 

Hélas, les commérages au sujet d’Alexis ne sont pas bons pour elle, pour sa réputation professionnelle ou, potentiellement, pour l’avancement de sa carrière, du moins à court terme. Mais les détails juteux qui circulent sur la façon dont elle a été prise à partie pourraient bénéficier aux autres de plusieurs façons.

 

Les commérages en milieu de travail prolifèrent quand des collègues sont amicaux et se font confiance. Le bon coté des amitiés solides au travail a fait l’objet de nombreuses recherches qui ont démontré qu’elles renforcent l’engagement des employés. Le désavantage est que des amis se confient leurs perspectives et opinions sur des dossiers et d’autres collègues, parfois de manières peu flatteuses.

 

Les milieux de travail sont des sols fertiles pour l’effet insidieux et toxique de commérages rampants quand les prises de décisions sont secrètes ou floues, quand des cliques se sont formées parce que les gens se sentent impuissants et que leur voix n’est pas entendue ou quand les employés ne sont pas tenus informés.

 

Les effets néfastes sont bien documentés : les commérages sont difficiles pour les équipes, ils causent beaucoup de pertes de temps valables et ils ont un effet critique sur le moral. C’est blessant, irrespectueux et peut créer une culture de peur et d’appréhension. Dans les cas extrêmes, ils sont une composante des comportements d’intimidation et de harcèlement. Pourtant, ils peuvent être étonnamment bénéfiques. 

 

Quand ils ont appris la nouvelle, les collègues d’Alexis peuvent être extraordinairement gentils avec elle ou lui offrir leur appui. En plus, ses collègues vont dorénavant savoir qu’il est contrindiqué d’être mal préparé et de tenter de bluffer, ce qui peut être bénéfique pour les collègues de travail.

 

Les employés apprennent souvent par le bouche-à-oreille quels types de comportements sont appropriés et inappropriés. Dans une étude publiée en 2012 dans un article de Personality and Social Psychology, les résultats démontraient que nous sommes moins aptes à mal nous comporter ou à nous comporter de façon inappropriée quand nous sommes conscients que les autres parleront de nous. Nous apprenons des commérages et la menace de commérages a le potentiel de former notre conduite.

 

Malgré les avantages tangibles, la plupart sinon toutes les organisations condamnent les commérages comme il se doit. Pourtant, il est reconnu qu’éradiquer les commérages de votre milieu de travail est impossible, alors voici comment les réprimer :

 

  • Les gérants et les superviseurs doivent être très attentifs à ce qui est dit et par qui. Du bouche-à-oreille rampant signale que les gens ne sont pas informés. Quand les employés ne reçoivent pas des mises à jour continuelles et des explications en temps opportun, ils tentent de comprendre ce qui se passe en inventant quelque chose, en exagérant selon leurs perceptions au lieu des faits et ils le répandent autour d’eux. Les humains agissent ainsi quand ils se sentent déconnectés.

 

  • Les grandes annonces des chefs de file qui bannissent les commérages sont futiles. Opérer avec davantage de transparence, pousser la prise de décision à travers toute l’organisation et offrir aux employés de nombreuses occasions de se faire entendre (surtout par leurs superviseurs sur une base quotidienne) sont de puissants antidotes aux commérages nuisibles.

 

  • Les gérants et les superviseurs ne peuvent pas discuter des autres ou spéculer à leur sujet avec leurs employés ou avec toute autre personne. Mener par l’exemple est critique.

 

  • La littérature sur les commérages en milieu de travail qualifie de « terrorisme en milieu de travail » ceux qui harcèlent délibérément en répandant malicieusement des faussetés, de la diffamation ou qui rabaissent les autres pour obtenir des gains professionnels. Identifier et éradiquer ces comportements empoisonnés est essentiel. Un chef de file consciencieux se doit de confronter la conduite et d’insister pour qu’elle cesse sinon il aura des conséquences.

 

L’adage dicte que les organisations reçoivent le moulin à rumeur qu’elles méritent. Les chefs de file qui opèrent avec une transparence optimale, qui communiquent avec intention de façon consistante et qui s’assurent que les employés peuvent exprimer leurs inquiétudes en sécurité ont un niveau de commérages qui est présent, mais non toxique ou nocif. L’option très passive de « ma porte est toujours ouverte » n’est habituellement pas suffisante. Les chefs de file efficaces travaillent activement et quotidiennement à leur communication.

 

Et pour ceux qui travaillent avec un collègue qui aime les commérages, essayez ceci. Quand on vous approche en disant « As-tu entendu ce qui est arrivé à Alexis? », répondez simplement « Non, je n’ai pas entendu, alors allons voir Alexis ensemble pour savoir ce qui se passe. » Ceci signale à la commère que vous n'êtes pas intéressé aux potins d’une tierce partie, ce qui la réduit le plus souvent au silence et, souhaitons-le, de façon permanente au moins avec vous. N’oubliez pas, ceux qui partagent avec vous des commérages en répandent probablement aussi à votre sujet.

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